The Blond One

Des petites chroniques variées avec le regard joyeux d'une blonde

dimanche, septembre 18, 2005

Des blondes chez les primates ?



Bonjour,
Je voudrais vous entretenir ici d'un fait tout à fait passionnant que j'ai appris lors de l'écoute de l'émission Arrêt sur Image du 11 septembre. Arrêt sur Image est l'une de mes émissions préférées du paf et pour cause, on y apprend toujours beaucoup de choses réjouissantes. Ce jour là était présent un chroniqueur que j'aime bien : il a l'habitude de relier des constatations inhérentes à l'intérêt ou l'audience de certaines émissions de télé, à nos comportements face à telle ou telle publicité, avec des faits connus en psychologie ou en biologie du cerveau. Ses interventions se basent souvent sur des publications scientifiques récentes, ce qui me séduit toujours beaucoup, moi qui aime tant les références ! Il a commencé sa chronique par montrer un extrait d'une émission de Ruquier au cours de laquelle les personnalités présentes se gaussaient de tel ou tel défaut cutané ou pileux de telle ou telle star. Il était stupéfait de constater, non seulement qu'il existait des émissions racolleuses (ce qu'on sait tous, bien sûr), mais surtout que lui l'avait regardée en entier. La honte aidant, il s'est mis en devoir de comprendre pourquoi nous avions autant d'intérêt pour la vie de ceux qu'il est désormais convenu d'appeler les people. Il a alors sorti un article (Nature peut être...) dans lequel il est mis en correlation deux faits expérimentaux apparemment indépendants : la taille du cerveau du singe et le nombre d'individus que celui-ci épouille. L'idée est assez simple en fait. Passés les besoins vitaux, le surplus d"intelligence" est intégralement réinvesti dans la formation de liens sociaux : et pour le singe le lien social, c'est l'épouillage (pour la blonde, c'est le shopping, par exemple). Alors si l'on transpose cette théorie à l'homme et qu'on extrapole la courbe, on arrive au résultat suivant : l'homme a un cerveau propre à l'épouillage quotidien de 150 personnes. Or on sait bien qu'il est juste impossible de pouvoir physiquement avoir du lien social avec autant de personnes (seules les blondes hyper douées en sont capables !). Alors l'homme a inventé les people. Les people ce sont ces gens dont on s'approprie la vie et avec lesquelles on crée un lien social, quitte à ce qu'il soit factice. Et l'avantage, c'est que les people, ça fait gagner un temps fou par rapport à un épouillage. La lecture de Voici, c'est quoi, 20 minutes, et on a comme ça "créé du lien" avec au moins 20 personnes ! Il se trouve que le monsieur de l'article a compté (je ne comprends pas bien comment, mais admettons) qu'en moyenne les people en vue pour un groupe humain donné étaient au nombre de 150. La science, c'est vraiment trop fort !

1 Comments:

  • At 5:30 PM, Anonymous Anonyme said…

    150 personnes, et parfois même plus! La plus célèbre des blondes, c'est Jeanne, qui n'ayant pas de people ni un réseau suffisament conséquent pour assouvir son irresistible besoin de contact social, s'est mise à entendre des voix. 'vox populi, vox dei' elle en a déduit que le très-haut paliait sa souffrance en l'honorant de ses bavardages! Comme quoi la science explique l'histoire.

     

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